Posée
sur la côte est d'Anjouan, Domoni fait face à Mayotte.
C'est donc tout naturellement de là que partiront les kwassa-kwassa
qui emmènent leur lot quotidien de clandestins... Mais au-delà
d'une situation économique peu facile, Domoni reste avant
tout un lieu chargé d'histoire : c'est là qu'a eu
lieu un tournant décisif dans l'évolution de l'île.
En effet, c'est par Domoni que la culture arabe est entrée
à Anjouan. Le tombeau du premier sultan y est encore visible.
A chaque coin de ruelle de la médina de
Domoni, les vestiges d'une cité riche et prospère
rappellent que Domoni, comme le reste de l'île, a été
essentiellement marquée par le monde arabe. Si vous avez
la chance de vous faire emmener par un amateur d'histoire qui connait
sa cité, vous entrerez dans un univers aux saveurs d'orient
fait de vizir, de harem et autres palais de sultan. Tous ces vestiges
existent, même s'ils ne sont absolument pas entretenus. La
plupart du temps, ils ont été rendus à la vie
civile et peut être que même les habitants de ces anciennes
demeures qui furent luxueuses ignorent ce gloreux passé.
D'escaliers
en portes munumentales, Domoni est un véritable
musée |

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L'intérieur
du mausolée érigé à la mémoire
d'Abdallah qui a marqué profondément l'histoire
contemporaine des Comores et est restée une pomme
de discorde entre les deux principales cités
d'Anjouan : Mutsamudu, la capitale, et Domoni, qui a
vu naîte l'homme d'état. |
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